Résumé

G. de Molinari L’Alimentation d’une grande ville assiégée

Il faut évidemment modifier en raison du blocus le régime ordinaire de la distribution des subsistances, et en général de tous les articles indispensables à la vie ; à mesure que l’action régulatrice de la concurrence cesse de se faire sentir, il faut aviser d’une manière ou d’une autre à la remplacer, ou tout au moins à corriger les effets du monopole. Quand la liberté ne peut plus agir, le rôle de l’autorité commence.
Source : Wikisource

G. de Molinari L’Alimentation d’une grande ville assiégée

Or l’expérience n’enseigne-t-elle pas que les particuliers et les marchands sont plus aptes que le gouvernement à veiller à la bonne conservation des subsistances, et d’une autre part que le renchérissement a pour effet inévitable de limiter la consommation ? Il fallait donc que le gouvernement évitât de se substituer aux particuliers et aux marchands, et qu’il s’abstînt de même, sauf pour les articles indispensables à la vie, d’empêcher un renchérissement, cruel à supporter sans doute, mais qui répondait à une impérieuse nécessité de la défense.
Source : Wikisource

G. de Molinari L’Alimentation d’une grande ville assiégée

Est-il besoin de dire que les choses ne peuvent se passer ainsi, et qu’en se plaçant même exclusivement au point de vue de l’intérêt de la résistance, en faisant abstraction de toute considération de justice et d’humanité, le gouvernement d’une place assiégée ne peut laisser une partie de la population exposée aux horreurs de la faim, tandis que les classes favorisées de la fortune seraient à peine effleurées par les privations ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature