G. de Molinari, Les approvisionnemens de Paris à la fin du siége
“ Paris ravitaillé conserve, hélas ! après quinze jours, la même physionomie que Paris assiégé ; les véhicules de toute sorte y sont même devenus plus rares, il n’est pas question encore du retour du gaz, et l’on s’aperçoit trop que le « problème » du ravitaillement est loin d’être résolu pour les subsistances. Chose triste à dire : pendant un demi-siècle nous avons vanté la perfection de notre police et de notre administration, et voici qu’au moment même où ces institutions, « que le monde nous envie, » nous seraient le plus nécessaires, elles nous font défaut. ”
