Résumé

D. Zolla La Crise des subsistances sous la Révolution

L’obligation imposée à tous de manger le même pain n’est qu’un sacrifice léger dont le riche insouciant et égoïste n’a pas le droit de se plaindre, car le pain national plus grossier, mais aussi nourrissant, permettra de réaliser des économies, de ménager nos ressources et de ne pas faire sortir notre or. D’ailleurs, le pain, cet aliment essentiel, ne doit pas augmenter de prix. Abandonné à toutes les influences que comportent la concurrence libre et les spéculations du négoce, le prix du pain pourrait s’élever.
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D. Zolla La Crise des subsistances sous la Révolution

Avec le désir d’encourager l’agriculture, cette Assemblée mit dans les mains des grands cultivateurs les moyens de tout engloutir. Elle fit, sans le vouloir apparemment, une classe privilégiée. Ils surent tellement en profiter qu’ils sont maintenant dans la République ce qu’étaient les grands dans la monarchie. C’est par leur cupidité, leur inhumanité, c’est par la plus dure des aristocraties, qu’ils se font distinguer, et, quoi qu’on en dise, je déclare que je ne vois pas en eux des cultivateurs, mais bien des spéculateurs avides et dangereux dans un État libre.
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D. Zolla La Crise des subsistances sous la Révolution

Or, si vous forcez les ventes, déclarait en 1792 notre conventionnel, vous attaquez l’industrie de l’Agriculture qui, seule, peut produire l’abondance. Car il n’y a point de maxime qui puisse anéantir celle-ci : c’est que l’industrie, en quelque genre que ce soit, ne peut s’accroître, ou seulement se soutenir, qu’avec la liberté de ses propres spéculations et la libre disposition de ses produits.
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