Marius Lauche

Résumé

Marius Lauche La république et la réaction (1879)

Et je dirai aux hommes qui sont à la tête du gouvernement de la République : Tout doit vous inciter, vous déterminer à la clémence, car vous n'avez plus en face de vous que des malheureux.
Qu'est-ce que les tristes débris de discordes civiles, que nous voulons tous oublier, devant la société formidable et répressive? Je dis aussi à la réaction: Ne jugez pas de la haine d'autrui par les sentiments de rancune et de vengeance que vous nourrissez. — Ne voyez en ces hommes que les victimes d'une chose fatale qu'ils subissent, et songez à la famille.
Source : Gallica

Marius Lauche La république et la réaction (1879)

Mais quand une situation tendue, équivoque, s'éternise; quand le peuple voit tour à tour se succéder les hommes et que rien ne lui paraît changé dans la situation anormale d'un gouvernement, il y a danger, et j'élève la voix pour dire à nos représentants : Prenez garde!
Quand un gouvernement se laisse extorquer par la réaction des concessions pour avoir je ne sais quel semblant de calme dans la fièvre, pire cent fois que les orages qu'il redoutait, il ressemble à ces fils de famille qui se mettent à la merci d'un usurier, toujours plus insatiable, et qui finit par les ruiner.
Source : Gallica

Marius Lauche La république et la réaction (1879)

Ce qui nuit à la société, et que tout gouvernement éclairé doit craindre, le mal enfin qui la ronge et qui la tuerait, c'est précisément que des groupes tout entiers de producteurs, d'ouvriers, soient fauchés ainsi, décimés par la misère et les privations. Ce qui nuit à la société, c'est que les générations futures soient atteintes dans leur germe, c'est-à-dire dans nos enfants.
Source : Gallica

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