Résumé

Maurice Aubyn Le Docteur Jekyll et M. Hyde

Hyde s’était de nouveau substitué à Jekyll, et, grimaçant, hideux, déchaîné, il tira le verrou de la porte, appela Maud en se dissimulant derrière le battant. Maud entra d’un élan, s’arrêta étonnée de ne pas voir son fiancé, se retourna : elle vit le monstre s’avancer vers elle, les bras tendus pour l’agripper, un ricanement hideux sur sa face d’épouvante. Elle eut un cri d’agonie, bondit vers la porte, se heurta à Lanyon, s’enfuit éperdue dans la cour.
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Maurice Aubyn Le Docteur Jekyll et M. Hyde

Je vous dis, moi, que la science, qui a fait déjà de véritables miracles, est appelée à bouleverser toutes nos vieilles conceptions. Quel progrès à réaliser, déjà, que de mettre l’âme à l’abri des souillures du mal ! Arriver à ce qu’un homme puisse satisfaire toutes ses passions sans que ce qu’il y a de bon en lui en souffre ; à ce qu’un individu puisse vivre à sa volonté, totalement, tantôt avec ses bons penchants, tantôt avec les mauvais, sans que jamais l’instinct contrarie la raison, et inversement, sans que jamais la raison vienne s’ériger en juge devant les appels de l’instinct.
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Maurice Aubyn Le Docteur Jekyll et M. Hyde

Quand il revint à lui, il lui sembla flotter dans l’inconnu. Puis, il se souvint. Il retrouvait toute sa personnalité. Il était bien Jekyll, le Dr Jekyll, mais avec une psychologie toute nouvelle, avec des instincts débridés. Dès le premier instant le souvenir de Dolorès fulgura dans son esprit, son image se présenta à lui, invisiblement attirante, et aucune voix, au fond de lui-même, ne s’élevait à cet instant pour lui dire de s’en détourner.
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