Résumé

Maurice Genieys La ganterie à Millau : thèse pour l'obtention du grade de docteur… (1935)

Le fabricant compare le chiffre proposé à celui de son coût de production. Si la marge est suffisante, s'il fait un bénéfice, il accepte ; sinon, il refuse. Mais quelle tentation pour un entrepreneur de voir une grosse commande ! Même si elle ne lui procure pas un gros bénéfice, elle lui permettra de travailler, d'avoir des fonds nouveaux et d'attendre des jours meilleurs. Lorsque la demande de ces magasins est insuffisante, l'offre étant la même, la concurrence (combien âpre !) s'établit entre les patrons. C'est une lutte pour l'abaissement du prix de vente et l'entreprise marginale s'arrête.
Source : Gallica

Maurice Genieys La ganterie à Millau : thèse pour l'obtention du grade de docteur… (1935)

Mais bien souvent il y perd de sa liberté. Un coupeur à domicile, payé aux mêmes tarifs, répétons-le, va un matin chercher « sa passe » ; il repart, son sac de toile sur le dos, rentre chez lui, et là, au milieu des siens, fait son travail. Dès qu'il a fini, il rapporte ses pièces et va chercher de nouvelles peaux à dépecer. Il est ainsi son maître ; il prend le repos aux heures qu'il veut et rapporte son travail dès qu'il est fini. De plus, si, à un moment donné, l'atelier pour lequel il travaille ne lui fournit pas assez de besogne, qui l'empêche de demander des gants à un autre fabricant ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature