Résumé

Notice sur la campagne d'Alger… (1832)

Lorsque nous mîmes à la voile , nous voguions vers la Plage où fut Carthage ; je m'attendais à la voir apparaître telle que l'imagination se la représente à travers le prisme de l'histoire romai ne ; mais arrivé , il fallut éloigner cette idée et se reporter aux tems obscurs de la plus déplorable barbarie ; ces vastes solitudes, ces déserts incultes, ces Arabes demi-nus, ces sauvages Cabyldes, ces Turcs despotes insolens ,
sont là, comme pour attester davantage les bien faits - du christianisme sur l'esprit humain.
Source : Gallica

Notice sur la campagne d'Alger… (1832)

Rome a détruit Carthage, et la France embellit Alger ; enfin, pour dernier parallèle , l'Islamisme avec sa force brutale , passe comme un torrent dévastateur , déposant pour limon , l'ignorance et le fanatisme , la fatalité et les ruines , et la religion chrétienne fait un appel à toutes les vertus en même teins qu'elle prêche une sage liberté.
Source : Gallica

Notice sur la campagne d'Alger… (1832)

Partout une odeur infecte et une malpropreté révoltante ; des juifs et des juives dégoûtans; des Arabes et des Bédouins (3) , qui offrent l'aspect d'une profonde misère; et dans des espèceg d'enfoncemens, qui règnent à la porte de chaque maison, Turcs et Maures à la mine sombre et au regard menaçant, assis et les jambes croisées, une longue pipe à la bouche, se délectant de fumée, et de café, et appelant de notre victoire à la fatalité ; des boutiques , ne ressemblant pas mal à des cages à poulets, où le vendeur est accroupi
Source : Gallica

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