Résumé

P. Galbin Notice sur le bon père Cottereau… (1878)

J'ai souvent remarqué aussi une chose des plus belles, c'est l'habileté encore, avec laquelle il savait assaisonner excellemment toute conversation quelque étrangère qu'elle fût à la religion, d'un mot mis à sa place, d'une parole judicieuse du bon Dieu, de la très-sainte Vierge, du ciel, de l'éternité même ou de toute autre réflexion édifiante, non à la manière de ces inhabiles importuns qui d'un mot maladroit et tout hors de saison, vous blessent à la fois et l'esprit et le cœur, sans jamais faire de bien, mais plus souvent du mal.
Source : Gallica

P. Galbin Notice sur le bon père Cottereau… (1878)

Chez notre bon P. Cottereau rien n'était importun, intempestif, ni non plus préparé, apprêté, tout était d'un bon sens naturel, d'une convenance sans recherche ; et son esprit tout plein de religion, et son cœur tout plein de charité, laissaient couler comme de source ces réflexions toutes spontanées, toujours condimentées du sel naturel de son inaltérable aménité, ou du sel béni de sa piété profonde.
Cet homme sans prétention, sans ambition aucune, avait-il la petite vanité de vouloir passer pour un homme d'esprit? non, assurément, au contraire
Source : Gallica

P. Galbin Notice sur le bon père Cottereau… (1878)

Elle tient dans ses mains les rênes de toutes les facultés de l'âme, de toutes les puissances du corps, de tous les instincts bons et mauvais de la nature, les vertus mêmes et les vices, pour diriger tous ces divers coursiers attelés à son char, par le sentier inégal de la vie, avec autant de force que de prudence, tempérant la fougue des uns, stimulant, avec la douceur de la charité et la fermeté de la justice, la mollesse et l'inertie des autres, afin d'arriver sans encombre, à la lumière de la Foi, jusqu'au but de la sainte Espérance.
Source : Gallica

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