Résumé

Prosper Védrenne Les royalistes après la prorogation… (1873)

La loyauté a ses délicatesses et ses scrupules comme la vertu. Un coeur honnête les comprend toujours et les admire, même quand il les croit exagérés.
Le roi voulait « saluer » les trois couleurs, mais il rapportait son vieux drapeau comme un témoin de nos gloires séculaires, et il espérait le faire accepter par la nation. En aucun-cas, il n'eut consenti à le « renier, à l'abandonner, » comme il dit lui-même. C'était une question d'honneur, et cette question était l'affaire de la France. Le roi voulait la soumettre lui-même à son jugement.
Source : Gallica

Prosper Védrenne Les royalistes après la prorogation… (1873)

Tous les partis, tous les hommes qui veulent, comme nous, la religion, la famille, la propriété, la liberté, l'ordre public, sont des alliés pour nous. À l'heure où ces intérêts essentiels sont attaqués avec tant d'audace et menacés d'un prochain naufrage, nous n'avons pas le droit de nous isoler pour les défendre. Sans doute, la tradition monarchique est le seul principe qui puisse assurer au bien une victoire définitive et complète. Sans doute, tout ce qu'on fait en dehors de ce principe est « hors du droit, » et ne peut être qu'un « expédient provisoire, » un retard de la crise inévitable.
Source : Gallica

Prosper Védrenne Les royalistes après la prorogation… (1873)

Il faut au pays, le maréchal le sait bien, un principe impérissable, avec un droit incontesté et une tradition séculaire. Il est, lui, le salut d'un jour, une épée qui veille à l'ordre public, pendant que la France se recueille et se prépare à son destin. Le jour où elle lui dirait : je suis prête ! ce n'est pas lui qui se cramponnerait au pouvoir comme un ambitieux vulgaire. Mais, alors, pourquoi refuser la lieutenance générale pour jusqu'au rétablissement de la monarchie ? pourquoi, du moins, ne pas mettre une réserve à la prorogation septennale ?
Source : Gallica

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