Résumé

Que ferons-nous à Mexico ? (1863)

Le Mexique fut le premier à secouer un joug abhorré, et du jour où ses populations se relevèrent sur l'arène du combat, il reprit une valeur historique qui doit être accordée à quiconque s'affirme dans le monde par la revendication de l'indépendance et de la liberté.
La France, qui aujourd'hui se montre en armes en ces contrées d'où l'Espagne fut chassée par la force, a été autrefois la cause indirecte de leur émancipation. Par sa révolution de 1789 notre pays est venu changer les principes et, par conséquent, les faits eux-mêmes de l'équilibre social.
Source : Gallica

Que ferons-nous à Mexico ? (1863)

Trois grandes nations n'ont pas formé une puissante alliance uniquement pour venger les outrages dont a pu se rendre coupable vis-à-vis d'elles un peuple soumis luimême à de cruelles épreuves. Il était plus digne d'elles, en unissant leurs armes, de tendre à ce malheureux peuple une main amie et de chercher à le sauver sans l'humilier. Le Mexique a été en proie à de trop fréquentes convulsions ; il est temps que le désordre et l'anarchie fassent place à un état normal fondé sur le respect de la loi et des droits des étrangers, comme de ceux des citoyens.
Source : Gallica

Que ferons-nous à Mexico ? (1863)

L'Angleterre et l'Espagne devaient agir avec nous d'un commun accord ; nul risque à craindre, peu de dépenses à faire avec l'avantage de montrer notre pavillon et notre drapeau à ces populations qui semblaient en méconnaître et le prestige et la puissance.
Chacun, dès lors, s'imagina que c'était là pure affaire de diplomatie. L'Angleterre, l'Espagne et la France n'étaient pas un seul instant supposées capables d'hésitation ou de désaccord.
Source : Gallica

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