Robert Caze, Le martyre d'Annil : les filles (1883)
“ Annil se précipita dans la petite chambre. Elle vit sa mère étendue livide et sanglante sur le lit. La paysanne, les yeux fermés, geignait et respirait avec le rythme d'un soufflet de forge. – Oh ! maïré, mairél s'écria l'enfant. (Oh ! mère ! mère !) Et elle jeta ses bras autour du cou de Marion, l'étreignant, l'inondant de larmes, la couvrant de baisers. Marion n'avait plus la force de parler. Mais elle savait sa fille là, elle laissa couler deux longues larmes que recueillirent les lèvres de l'enfant. Au dehors, les paysans causaient toujours à voix basse. ”
