Annil

Définition et enjeux

Robert Caze,  Le martyre d'Annil : les filles (1883)

“ Il fourrait son nez épais et court dans la toison noire bleue d'Annil et se soûlait des relents qu exhalait le haut des bras de la petite. Dans son abrutissement passager, il aurait volontiers fait l amour à la façon de certains animaux. Annil le surprenait et l'épouvantait par fois. Jamais il n'avait trouvé fille aussi versée dans les sciences érotiques. Mais ces raffinements avaient cela d'excellent qu'ils empêchaient Jeanbernat de se blaser. Avec son tempérament naissant de courtisane habile, la jeune femme se gardait bien de tout donner à la fois à son amant. ”
Source : Gallica

Robert Caze,  Le martyre d'Annil : les filles (1883)

“ Jeanbernat la comblait. Ce rude mâle connaissait naturellement l'art des caresses charmantes. Il savait aimer. Il mettait dans sa passion des nuances délicates et Annil en sentait toute la douceur. Les nuits déjà longues et fraîches unissaient les deux amants dans des étreintes sans fin. Annil frissonnait au contact des chairs velues du roulier. Ah ! c'était bien autre chose qu'avec Arnoussac. Maintenant elle savait ce que c'était qu'aimer et qu'être aimée. Elle ne
restait plus froide, insensible et marmoréenne.
”
Source : Gallica

Robert Caze,  Le martyre d'Annil : les filles (1883)

“ Mais tout cela paraissait très bien à Annil avec laquelle Arnoussacn avait jamais usé d'autant de précautions. Ce qui contribuait surtout à donner au roulier ces apparences de sensitive, c'était peut-être moins la grande passion d'Annil, les coups d'amour à grand orchestre de spasmes que les lassitudes qui en étaient la suite. Rien ne plaisait à Jeanbernat comme ces longues heures de paresse que l'on passe au lit, sans penser à rien, en regardant vaguement la pluie couler sur les vitres, tandis que l'on est bien chaudement à l'abri soi-même, couché à côté d'un corps de jeune femme. ”
Source : Gallica

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