Sophie Gay,
Une aventure du chevalier de Grammont
“ THERME, LE CHEVALIER. LE CHEVALIER. Oui, j’en dois convenir, tu ne m’as pas trompé. D’un sentiment profond son cœur est occupé ; El si tu me sers bien, la sensible marquise, Au gré de mes désirs, sera bientôt soumise. Sais-tu qu’elle est charmante, et que de ses beaux yeux, De ses traits séduisants, je suis presque amoureux ? Mais je l’empêcherai de me tourner la tête. THERME. Et comment ? LE CHEVALIER. Et comment ?En faisant au plus tôt sa conquête. Va, dès qu’on lui ravit le bonheur d’espérer, L’amant le plus épris cesse de délirer. Le bonheur seul rend sage. ”
