Résumé

Surville Toussaint De la Race noire, par Surville Toussaint (1872)

L'Afrique a vu des blancs aussi tomber chez elle comme des vautours, enlever les nègres, les entasser dans des vaisseaux comme des ballots de marchandises, les transporter sous un ciel étranger, les enchaîner au sol qu'ils doivent labourer et les exciter au travail avec le fouet et le bâton. Vous regardez les noirs comme d'une race moins parfaite que la vôtre : jetez donc les yeux sur Haïti : comparez l'ordre social qui y règne, et comparez Saint-Domingue tel que l'a fait la liberté avec ce qu'il était sous votre domination.
Source : Gallica

Surville Toussaint De la Race noire, par Surville Toussaint (1872)

Pour moi, je ne doute pas que ce soit par cette raison qu'on trouve les vrais nègres, c'est-àdire les plus noirs de tous les noirs, dans les terres occidentales de l'Afrique, et qu'au contraire on trouve les Cafres, c'est-à-dire des noirs moins noirs, dans les terres orientales ; la différence marquée qui est entre ces deux espèces de noirs, vient de celle de la chaleur de leur climat, qui n'est que très-grande dans la partie de l'orient, mais excessive dans celle de l'occident en Afrique.
Source : Gallica

Surville Toussaint De la Race noire, par Surville Toussaint (1872)

On ne trouve donc des noirs que dans les climats de la terre où toutes les circonstances sont réunies pour produire une chaleur constante et toujours excessive. Cette chaleur est si nécessaire, non-seulement à la production, mais même à la conservation des noirs, qu'on a observé dans les Antilles, où la chaleur, quoique très-forte, n'est pas comparable à celle du Sénégal, que les enfants nouveau-nés des noirs sont si susceptibles des impressions de l'air, que l'on est obligé de les tenir, pendant les neuf premiers jours après leur naissance, dans des chambres bien fermées et bien chaudes
Source : Gallica

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