Théodule Ribot,
La durée des actes psychiques
“ L’expérience montre que lorsque l’intervalle constant entre le signal et l’impression augmente, le temps physiologique diminue. De plus la répétition et l’habitude ont une très-grande influence sur cette diminution. Dans une longue série d’expériences, les conditions extérieures restant les mêmes, on voit le temps physiologique devenir très-petit (quelques millièmes de seconde) ou même complètement nul. La diminution du temps physiologique s’explique par l’état d’extrême attention qui empêche tout retard dans la perception et dans la réaction. Mais comment ce temps peut-il devenir nul ? ”
