Résumé

V.-P. Lenoir Éloge funèbre de M. Pilastre de Rozier… (1785)

Un éloge historique du Grand Condé, de Turenne , du Chancelier de l'Hôpital , est bien facile à faire. Ces hommes-là sont si grands, que si vous les montez sur les échasses, dont l'usage est permis à l'orateur, vous risquez de les rendre petits , parce que vous les ôtez trop, de la vue. De tels hommes , sont, pour ainsi dire, des soleils qui n'ont point de lever : ils sont toujours au midi de leur course. Soit que vous les preniez dans l'enfance ou dans la vieillesse, leur vie offre toujours de quoi, sinon imiter, du moins admirer.
Source : Gallica

V.-P. Lenoir Éloge funèbre de M. Pilastre de Rozier… (1785)

L'éloge historique n'étant pas positivement une histoire , la stricte vérité n'enchaîne pas d'une manière si indispensable , qu'il ne doive prendre garde de rien hasarder, que son héros puisse être sensé avoir voulu cacher , ou qui puisse lui causer la moindre confusion, s'il l'entendoit. Les défauts de son enfance, & l'humiliation de sa famille, ne devroient jamais être mentionnés , ou tout au moins avec la plus judicieuse réserve ; car alors on devient coupable de violence.
Source : Gallica

V.-P. Lenoir Éloge funèbre de M. Pilastre de Rozier… (1785)

Non, Messieurs, comme il étoit plus sensible au charme de la gloire, il étoit aussi plus porté à attribuer à chaque Savant celle qui lui étoit due ; & jamais il ne parut avoir plus de plaisir, que quand il devenoir en quelque sorte la trompette de la renommée , & sonnoit l'éloge d'un homme qui avoit fait quelque pas éclatant, vers la perfection dans les Arts. Ce n'étoit pas assez pour lui de le vanter, de déployer avec pompe le prix de son travail
Source : Gallica

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