Résumé

Virard Mémoire dans lequel on prouve que toute métaphysique est impossible… (1817)

Il est faux qu'avec les sensations de la vue, de l'ouïe, du goût, l'on n'ait que l'idée du moi et de ses manières d'être.
Comment peut-on avoir l'idée du moi, si non par opposition à quelque chose d'extérieur, à quelque chose qui n'est pas le moi? La connaissance de l'un suppose, exige la connaissance de l'autre. Ainsi, l'individu borné à quelques sensations de couleur, de son, de saveur, ignore qu'il est un être, un moi, et qu'il reçoit, des modifications, tant qu'il ignore l'existence des corps extérieurs.
Source : Gallica

Virard Mémoire dans lequel on prouve que toute métaphysique est impossible… (1817)

Lorsqu'on voit un tableau, il y a sensation, et l'on n'a pas plus raison de dire qu'il est indépendant de notre vue, que d'assurer qu'il est, ou une manière d'être de nos yeux, ou une relation d'un objet à un autre; son extériorité n'empêche pas de l'envisager sous tous ces points de vue, lorsqu'on croit pouvoir diviser nos sensations en élémens. Mais puisque toutes ces décompositions sont impossibles, nous avons raison d'affirmer que des sensations internes peuvent être l'image de sensations extérieures, mais jamais d'un objet purement pensé.
Source : Gallica

Virard Mémoire dans lequel on prouve que toute métaphysique est impossible… (1817)

Ainsi, la sensation d'une chose n'est pas la connaissance pure de ce qu'elle est, indépendamment de nous, mais la combinaison d'une chose extérieure avec les formes de l'être pensant. En conséquence, puisque l'esprit ajoute des qualités, des propriétés à toutes nos sensations, il existe donc en lui, non-seulement une capacité de connaître, mais des formes, des qualités, des propriétés qui s'appliquent à toutes nos connaissances.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature