Émile Armand

Résumé

Émile Armand L’Ère nouvelle

Les cléricaux, terrifiés, envoient leurs émissaires dans la foule. Toutes leurs sympathies allaient à Barabbas. Barabbas, le type du politicien ou du séditieux arriviste, n’a jamais effrayé les capitalistes ou les jésuites. Il est à vendre. C’est un jaune. Mais le Christ, le type du réformateur incorruptible, du rénovateur moral, social et spirituel qu’aucune attaque ne peut atteindre, le Christ, qui a tonné contre les richesses, flétri les cagots, dénoncé les hypocrites, soutenu les travailleurs et les pauvres, le Christ, le vrai rouge, on ne l’achète pas. Il faut qu’il meure. Et il mourra.
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Émile Armand L’Ère nouvelle

Morales, sensations, lignes de conduite, émotions, connaissances, facultés, opinions, passions, sens, cerveau, etc., autant de moyens permettant d’apprécier la vie, autant de serviteurs mis à la disposition du « moi » pour qu’il se développe et s’épanouisse. Les maîtrisant tous, le « négateur d’autorité » conscient ne se laisse maîtriser par aucun d’eux. Là où il succombe c’est par manque d’éducation de la volonté ; ce n’est pas irréparable. Le « hors-domination » raisonné n’est pas un peureux, il jouit de toutes choses, mord à toutes choses, dans les limites de l’appréciation individuelle.
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