Alexandre Pouchkine,
Eugène Onéguine
“ Dans quelles pensées étranges est-il plongé ? que s’est-il donc remué au fond de ce cœur si égoïste et si froid ? le dépit, la vanité, ou bien le tourment de la jeunesse : l’amour ? Onéguine compte les heures ; la fin du jour lui est d’une attente insupportable. Dix heures sonnent ; il part, il court ; le voilà sur les degrés du perron : il entre en tremblant chez la princesse. Tatiana est seule. Ils passent quelques moments ensemble : Eugène ne peut parler, il est morne et gauche, c’est à peine s’il répond ; son esprit n’est occupé que d’une seule pensée. ”
