Constant Martha,
Le Poème de Lucrèce
“ On va même jusqu’à faire de l’incuriosité une vertu. Sordide et faux calcul qui ne laisse plus à la jeunesse que la ressource des curiosités frivoles. Il faut au contraire lui ouvrir toutes les plus hautes sources de la poésie, de la philosophie, de l’éloquence. Où trouvera-t-elle plus que chez Lucrèce l’enthousiasme moral, les vastes pensées qui agrandissent l’esprit, le goût du sublime qui fait à jamais mépriser les petitesses de l’art, enfin cette naturelle magnificence qui d’un seul vers remplit l’imagination et qu’on ne peut comparer qu’à celle d’Homère ou de Bossuet ? ”

