Césaire-Emmanuel-Flavien Henrion-Staal Magnoncour

Élements biographiques

Césaire-Emmanuel-Flavien Henrion-Staal Magnoncour La France et la république en 1871 (1871)

On est forcé d'admettre que les assemblées ne représentent pas la nation, et alors elles ne sont pas souveraines, car le droit de souveraineté qu'on leur accorde vient de la conviction qu'elles agissent comme la nation elle-même, tandis qu'il n'en est rien. Elles ne peuvent agir et représenter la nation par les intérêts divers, les rivalités, les amours-propres et les partis qui remplissent une assemblée, dont chaque membre s'occupe avant tout; enfin, le ballottage et l'incertitude des votes des élections. La souveraineté absolue d'une assemblée est donc un mot vide de sens.
Source : Gallica

Césaire-Emmanuel-Flavien Henrion-Staal Magnoncour La France et la république en 1871 (1871)

Depuis l'origine des sociétés, il n'y a eu que deux principes de gouvernement : l'aristocratie et la monarchie; l'aristocratie, qui est la supériorité de certaines familles dominant traditionnellement le reste de la nation, état social qui existe dans les premiers temps des sociétés ou dans des situations spéciales comme Venise ou l'Angleterre ; mais quand les peuples sont plus avancés, qu'il y a plus d'égalité entre les individus, c'est la monarchie qui préside à leur destinée et qui est la forme la plus parfaite qui dirige les nations.
Source : Gallica

Césaire-Emmanuel-Flavien Henrion-Staal Magnoncour La France et la république en 1871 (1871)

L'abîme mouï dans lequel est tombé le grand pays qui naguère encore dominait l'Europe sous tous les rapports, qui faisait son envie et s'attirait ses haines par sa brillante existence, son bonheur et sa vanité, doit être un sujet de méditation triste et profonde, nonseulement pour tous les citoyens français, mais pour tous ceux qui veulent se rendre compte du développement politique et social des peuples et des causes qui décident des destinées des nations.
Jamais, à aucune époque, la France n'a été dans un aussi grand péril, aussi humiliant, aussi avilissant pour la nation.
Source : Gallica

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