Césaire-Emmanuel-Flavien Henrion-Staal Magnoncour, La France et la république en 1871 (1871)
“ On est forcé d'admettre que les assemblées ne représentent pas la nation, et alors elles ne sont pas souveraines, car le droit de souveraineté qu'on leur accorde vient de la conviction qu'elles agissent comme la nation elle-même, tandis qu'il n'en est rien. Elles ne peuvent agir et représenter la nation par les intérêts divers, les rivalités, les amours-propres et les partis qui remplissent une assemblée, dont chaque membre s'occupe avant tout; enfin, le ballottage et l'incertitude des votes des élections. La souveraineté absolue d'une assemblée est donc un mot vide de sens. ”
