Désirée de Castéra

Élements biographiques

Désirée de Castéra Narcisse, ou Le château d'Arabit… (1804)

Le désir de connaître sa famille ne la consolait pas du chagrin d'abandonner pour jamais une maison où elle était chérie ; et cette pensée désolante brisait son coeur. Enfin il arriva ce moment tant redoute : mais au lieu: de lady Dorbay, ce fut encore madame Vincent qui se présenta pour emmener miss Narcisse. La lettre adressée à madame St-Henry disait en substance, que lady Dorbay n'avait pu venir elle,- même chercher sa pupille ; mais qu'elle l'attendait avec impatience.
Source : Gallica

Désirée de Castéra Narcisse, ou Le château d'Arabit… (1804)

Non, jamais, ditil , jamais je ne reverrai Caroline, ni Rosenthall. Adieu , amie incomparable , vous dont j'ai fait le malheur , et qui pourtant m'avez secouru ; vous à qui je dois les seuls momens de calme que j'ai goûtés depuis ma faute , recevez les dernières expressions d'un coeur reconnaissant et brisé. Je ne forme plus qu'un souhait ; oubliez moi , pour ne songer qu'à cette autre victime. Quand je serai parti , secourez-la; faites renaître Caroline à une existence que j'ai empoisonnée. Si j'ai fait son malheur, du moins qu'elle me doive la consolation d'avoir une amie telle que vous.
Source : Gallica

Désirée de Castéra Narcisse, ou Le château d'Arabit… (1804)

D'ailleurs notre hymen devait se célébrer dans la chapelle du château sans pompe et sans faste. Trois mois s'étaient écoulés depuis la mort de madame de Courville ; ainsi nous ne crûmes pas blesser la décence en nous unissant. Me voici arrivé, bonne Eliza , au terme de ma déplorable histoire , Caroline est devenue comtesse d'Arabit ; elle a consenti à se donner à moi, et je pourrais l'abandonner ! Oh ! jamais ! La mort la plus cruelle me paraît mille fois préférable à une telle lâcheté.
Source : Gallica

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