François Dinago

François Dinago,  L'Entrée des Badois à Colmar, le 14 septembre 1870… (1883)

“ Badois à Colmar le 14 septembre 1870, c'est parce que ce triste épisode a coûté la vie à quelques-uns de mes braves concitoyens qui n'ont pas hésité à verser leur sang pour la France et dont les noms ne doivent pas rester dans l'oubli. Au milieu de nos désastres, il est consolant de constater une fois de plus que, durant cette pénible campagne, les gardes nationaux, aussi bien que l'armée régulière, ont partout et toujours fait preuve d'un courage et d'un élan qui n'ont dû céder que devant le nombre. ”
Source : Gallica

François Dinago,  Notice biographique sur Frédéric Simottel… (1883)

“ Quand il connut l'arrêt fatal qui annexait notre belle Alsace à l'empire d'Allemagne, il n'hésita pas, avec la presque généralité de ses confrères, à abandonner son pays natal et son cabinet d'avocat; et si la mort l'a surpris comme juge de paix à Brest, c'est parce qu'il avait maintes fois refusé au Garde des sceaux, qui connaissait ses hautes capacités et ses sentiments libéraux, de quitter cette ville, où il avait marié son dernier enfant à la fille d'un officier supérieur de la Marine, et où il avait retrouvé les consolations d'intérieur. ”
Source : Gallica

François Dinago,  Notice biographique sur Frédéric Simottel… (1883)

“ Quel vide, en quelques années, dans une corporation si fraternellement unie et dont les membres épars sont allés se créer péniblement une nouvelle position, loin de leur chère Alsace qu'ils pleurent sans cesse et dont la séparation a, pour beaucoup d'entr'eux, abrégé les jours! Koch, qui commence cette funèbre liste en 1876, est mort à 61 ans, à Gray; Mathieu Saint-Laurent à 45 ans, à Oran; Gérard, à Nancy, à 63 ans, en plein talent, mais blessé au cœur aussi; et Simottel meurt à 68 ans. Ce sont autant de victimes de l'annexion. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature