Henri Strauss

Élements biographiques

Henri Strauss L'Épilogue de l'affaire du capitaine Dreyfus… (1897)

Le capitaine Lebrun-Rénault l'écoutait sans se départir de son silence. Le mutisme de l'officier semblait encourager Dreyfus à parler. Si bien, qu'avant de partir, le condamné crut devoir protester une fois de plus de son innocence.
— Je n'ai pas peur de vous regarder en face, mon capitaine. Et si j'agis de la sorte, c'est que je suis innocent. Le jugement qui m'a frappé est le plus grand crime du siècle! — J'ai une famille qui ne m'oubliera pas. Elle arrivera à faire la preuve de mon innocence. Oh! alors on regrettera beaucoup le mal qu'on me fait en ce moment.
Source : Gallica

Henri Strauss L'Épilogue de l'affaire du capitaine Dreyfus… (1897)

Si c'est Dreyfus qui a été le bouc émissaire du corps d'officiers juif, c'est uniquement parce que Drumont, Morès, qui étaient des amis d'Esterhazy ont eu l'occasion de voir l'écriture de Dreyfus, frappée de la ressemblance de l'écriture des deux officiers. Dreyfus a été choisi pour la campagne entreprise déjà un an avant contre le chef d'escadron Weill — et dont je parle dans ma première brochure.
Source : Gallica

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