Henri Strauss, L'Épilogue de l'affaire du capitaine Dreyfus… (1897)
“ Le capitaine Lebrun-Rénault l'écoutait sans se départir de son silence. Le mutisme de l'officier semblait encourager Dreyfus à parler. Si bien, qu'avant de partir, le condamné crut devoir protester une fois de plus de son innocence. — Je n'ai pas peur de vous regarder en face, mon capitaine. Et si j'agis de la sorte, c'est que je suis innocent. Le jugement qui m'a frappé est le plus grand crime du siècle! — J'ai une famille qui ne m'oubliera pas. Elle arrivera à faire la preuve de mon innocence. Oh! alors on regrettera beaucoup le mal qu'on me fait en ce moment. ”
