J.-L. M.

Élements biographiques

J.-L. M. Biographies chrétiennes (1881)

Il quitta Hambourg avec regret, emportant dans son cœur, comme un trait perçant et béni, cette parole précieuse : « Si tu es vraiment converti, tu dois « t'occuper de l'âme de tes frères. »
Il se fortifia, en route, par la méditation et la prière. Il savait bien que Francke, humble disciple du Crucifié, ne rencontrerait plus la même faveur qui avait accueilli l'aimable jeune savant dans les maisons de Leipsig. Il savait bien qu'il y aurait là pour lui une épreuve, et, connaissant la faiblesse de l'homme, il demandait à Dieu sa force.
Source : Gallica

J.-L. M. Biographies chrétiennes (1881)

Pendant quatorze ans elle avait été sa fidèle compagne; ils avaient grandi ensemble dans la foi, dans l'amour ; ils s'étaient soutenus, encouragés mutuellement ; le cœur d'Hanbury fut brisé. Mais dans sa douleur profonde il n'y eut pas trace d'amertume, car le Seigneur avait été comme présent au chevet de ce lit de mort.
« Oh 1 » disait Caroline à son mari en lui prenant les mains, « si tu savais comme Jésus se révèle à moi ! c'est si doux, si intime! il me semble que je ne l'avais jamais connu. Je me sens par moments si heureuse ; plus heureuse qu'à aucune époque de ma vie. »
Source : Gallica

J.-L. M. Biographies chrétiennes (1881)

Ah ! je voudrais être mort ! — Courage!
amiral, tout n'est pas encore perdu. Nous ne serons battus que si Dieu le veut, et quant à mourir, nous voulons, n'est-ce pas? attendre avec confiance le moment. » Ils sortirent de la dunette. Deux minutes après, un boulet l'avait balayée. Il semblait que son Père céleste lui eût dit : « Tu vois, mon fils, que je veille sur toi et que tes jours sont en ma main. » — Ce fut alors qu'avec ses sept vaisseaux, Ruyter fit une retraite admirée des marins autant et plus qu'aucune de ses victoires.
Source : Gallica

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