Jacques Copeau,
La Nouvelle Revue Française
“ SUR LE DOSTOÏEVSKI DE SUARÈS J’en sais qui, pour s’être approchés du « maître en toutes passions », ont senti se creuser dans leur sein un désir, que rien désormais ne saura combler. Dostoïevski ne veut être compris qu’éperdument. Il faut qu’on se donne à lui comme il se donne au monde. Ceux qu’il a nourris, de longtemps ne trouveront plus saveur ni suc à tout autre aliment. Ceux qu’il a touchés, garderont de ce contact une brûlure inguérissable. Suarès offre son cœur à cette brûlure. Il l’y appuie, afin de la mieux éprouver, et pour qu’elle morde plus avant. ”

