Jean Campiniano Cantemir, Fin du 'Salasie', par un naufrage (1913)
“ « La mer était furieuse, de grosses lames s'abattaient sur le navire et l'inondaient ; il y avait un mètre d'eau dans les cabines. » Le vent soufflait très fort et par rafales du nord-est et poussait le navire au large, au lieu de le rapprocher de la côte. Pendant de mortelles heures, les passagers s'attendaient à être engloutis d'un instant à l'autre : le commandant du bord les avait prévenus qu'il n'y avait plus d'espoir et avait fait munir chacun d'une ceinture de sauvetage. On était résigné tous, nous dit-on, à mourir, et cependant aucune défaillance ne s'est produite. ”
