Jules Sambuc

Jules Sambuc Aux étudians, sur les derniers événemens des écoles de droit et de médecine de Paris… (1830)

Mais nous-mêmes, nous, Étudians de Paris, au sein de notre patrie , formons-nous une famille , un corps ? Non, nous sommes isolés, privés de toute organisation, livrés à nos forces individuelles, sans aucun moyen de nous entendre, de nous concerter, de délibérer sur les questions qui nous intéressent le plus vivement. Et cette plaie de l'individualisme qui dévore toute la France est précisément ce qui nous a mis dans le cas de courber tour à tour la tête sous le régime de tous les bons plaisirs qui se sont succédé. L'union produit la force, et c'est la force qui enfante et nourrit la liberté.
Source : Gallica

Jules Sambuc Aux étudians, sur les derniers événemens des écoles de droit et de médecine de Paris… (1830)

Sans association , il n'y a ni force, ni jouissance pour l'homme; il n'est plus qu'un frêle roseau, abandonné sur un rivage aride à tous les vents, qui se plaisent sans cesse à lui faire courber la tête. L'esprit d'association est une conséquence naturelle, immédiate, du gouvernement représentatif; il est le seul qui puisse nous soustraire, à tout jamais, au joug du bon plaisir
Source : Gallica

Jules Sambuc Aux étudians, sur les derniers événemens des écoles de droit et de médecine de Paris… (1830)

Si nous nous connaissions mieux, on verrait tomber ces préjugés injustes qui s'élèvent de nation à nation, qui entravent le développement de la civilisation, et, par conséquent, celui de la liberté ; nous verrions que presque tous les jeunes gens instruits de l'Europe pensent à peu près comme nous, et qu'il y a une étonnante sympathie entre tous ceux qui se trouvent sur le même terrain, qui sont à la hauteur des principes.
Source : Gallica

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