Marie Anne de La Vigne

Élements biographiques

Marie Anne de La Vigne Recherches sur la vie et les oeuvres d'une précieuse (1866)

Votre Tircis, Monsieur, écrit-elle à Fléchier, est un fort joli garçon. Il faut avouer que son siècle d'or n'est pas tout à fait le mien; mais ce n'est pas d'aujourd'hui que les Tircis et les Climène ne sont pas d'accord. Il y a pourtant certains endroits de votre élégie qui ne s'accordent pas mal avec celle-ci : Si le destin, par un bonheur extrême, M'eût permis de vivre à moi-même Et selon mes justes désirs, Mon âme, dans ces lieux, pleinement satisfaite, Méprisant les autres plaisirs, N'aurait jamais quitté cette douce retraite.
Source : Gallica

Marie Anne de La Vigne Recherches sur la vie et les oeuvres d'une précieuse (1866)

Ils ont quelque valeur, si l'on se souvient qu'elle ne fut pas un auteur de profession, comme plusieurs des femmes de son cercle, mais une femme poëte amateur, pour ainsi dire, plus occupée de ses études silencieuses que du bruit qui se faisait autour d'elle. Les éloges hyperboliques d'hommes tels que Huet, Pellisson, Ménage, auraient pu l'éblouir, si elle eût été moins sincèrement philosophe.
L'absence de toute passion donne de la sécheresse à sa manière, mais ne lui ôte ni l'esprit, ni la grâce, ni la facilité, ni l'harmonie.
Source : Gallica

Marie Anne de La Vigne Recherches sur la vie et les oeuvres d'une précieuse (1866)

Sur le sommet du Parnasse, Malgré lui, je fus un jour, Pour voir si ce cœur de glace N'avait point la quelque amour.
« Une nymphe merveilleuse, Docte sans être orgueilleuse, Et belle sans vanité, » Disaient les sœurs alarmées, c De cent chaînes enflammées Le tient en captivité.
« Seule elle a pour lui des charmes ; Pour elle il fait ses chansons , Et raille des justes larmes De ses plus chers nourrissons.
Pour gage de sa constance, Il lui donne l'éloquence Et l'art de faire des vers.
D'un grand nom il nous amuse; La nymphe est la seule Muse Qui soit dans tout l'univers. »
Source : Gallica

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