Marquis de Sérang

Élements biographiques

Marquis de Sérang Les prisonniers français en Russie… (1837)

« Une heure, c'est beaucoup, je voulais me lever et aller parler de mon bonheur à mon ange gardien; car c'est ainsi que j'appellerai toujours madame de Makowski; elle guérissait mon esprit, tandis que M. de La Marre fermait mes blessures. »
— « Tranquillisez-vous; elle sait tout, nous n'avons pas de secrets l'un pour l'autre. »
Quand le docteur revint dans l'appartement de son malade, il le trouva debout, et impatient de quitter sa chambre. Pour prouver qu'il avait de la force, il refusa de prendre le bras
de M. de La Marre, et descendit en effet l'escalier sans aucun appui.
Source : Gallica

Marquis de Sérang Les prisonniers français en Russie… (1837)

Les ravisseurs l'avaient conduite jusqu'à l'extrémité de la grande forêt qui s'étend assez loin du côté du château de Luzinski, et s'étaient arrêtés dans une de ces longues cabanes élevées pour la chasse à la grande bêté; Rodschko ne parut qu'au moment où, descendus de cheval, les brigands avaient fait entrer de vive force Arsène dans la maisonnette. Epuisée de fatigue, mourante de soif, elle venait de leur demander un peu d'eau qu'ils lui avaient donné ; tout-àcoup Rodschko se présente; elle pousse un cri d'effroi en le reconnaissant : lui-même reste un moment étonné.
Source : Gallica

Marquis de Sérang Les prisonniers français en Russie… (1837)

Au moment où l'on s'y attendait le moins, il arriva par un saut presque en face du jeune de Paluski. Celui-ci l'ajusta, le manqua et se mit à sa poursuite ; l'élan parcourut la plaine comme la veille, se présenta à toutes les sorties, et fut chaque fois refoulé dans l'enceinte; enfin, serré de près par les chiens, il vint se rejeter dans le ravin en passant à deux pas de madame de Luzinski; elle lui lâcha presque à bout portant son coup de pistolet, et le blessa au cou, après quoi il fut permis aux tireurs de s'approcher du ravin pour le tuer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature