Marquis de Tressan

Élements biographiques

Marquis de Tressan Revue des Deux Mondes

Si les œuvres indiscutables du grand Kose sont peu nombreuses, il est du moins possible d’apprécier la splendeur de l’art religieux de son époque d’après quelques peintures conservées au Japon. Il nous suffira de signaler le Miroku Bosatsu du Hôzanji (Kokka, n° 188) . Aucune expression n’en appréciera assez la grandeur, l’élégance sans maniérisme, la splendide couleur rouge des draperies. Par quelques détails cette image sacrée se souvient encore des fresques de Hôryûji, mais l’influence Tang, elle-même sur le point de se trouver japonisée, est venue modifier l’ensemble de façon très marquée.
Source : Wikisource

Marquis de Tressan Revue des Deux Mondes

Le luxe des ors et des brillantes couleurs rend admirablement la somptuosité des étoffes. L’école de Kasuga, en un mot, est en complet accord avec les mœurs et les goûts de l’époque. Les paysages sont traités de manière très simple et primitive, la perspective fait à peu près défaut. En revanche, le peintre s’efforce de donner une reproduction exacte des intérieurs en faisant disparaître les cloisons mobiles servant de murs aux maisons.
Source : Wikisource

Marquis de Tressan Revue des Deux Mondes

Dès l’ère des Fujiwara, nous l’avons vu devenir plus humaine et descendre des hauteurs où l’avaient placée les sectes mystiques. Un célèbre Nehanzô datant de 1060 (Kokka, n° 228, mai 1909) et figurant l’entrée du Bouddha dans le Nirvânâ est déjà très voisin des peintures des Kasuga. Les disciples qui entourent le maître reposant dans le calme de l’éternel sommeil se lamentent tragiquement, et leur douleur se traduit par des poses d’une diversité et d’une variété merveilleuses, dignes d’un Tôba Sôjô ou d’un Mitsunaga. Au XIIIe siècle, la tendance réaliste s’accentue.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature