Olivier de Corancez

Élements biographiques

Portrait de Olivier de Corancez Olivier de Corancez De J. J. Rousseau

Je suis enfin parvenu à l’époque la plus douloureuse, au départ de Rousseau pour Ermenonville. Mes lecteurs attendent de moi des détails sur sa mort, qui a donné lieu à des opinions diverses. Je vais les satisfaire. Je ne leur citerai, comme je l’ai fait jusqu’à présent, que des faits, d’après lesquels ils pourront fixer leur opinion. J’observerai seulement, que jusqu’à la fin, Rouseau, que l’on a toujours actusé d’être la victime de son amour-propre, l’a toujours été, au contraire, de l’amour-propre des autres. C’est ce dont les lecteurs attentifs ont du s’appercevoir.
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Portrait de Olivier de Corancez Olivier de Corancez De J. J. Rousseau

Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus, ni même comme aucun de ceux qui existent.
Je pourrois commencer par demander à Dusaulx le but qu’il s’est proposé, en publiant, vingt ans après la mort de J. J., sa correspondance avec lui. Est-ce son respect pour Rousseau ? Non, car il cherche à nous le montrer sous un jour qui ne lui est pas favorable. Ce ne peut être les craintes que les soupçons injurieux que Rousseau lui adressa à lui-même puissent planer sur sa tête, soit dans l’esprit de ses contemporains, soit chez la postérité.
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Portrait de Olivier de Corancez Olivier de Corancez De J. J. Rousseau

Je crains bien, avec l’intention d’intéresser mes lecteurs, d’avoir manqué mon but, car je suis devenu bien long. Si j’en ai trop dit, je n’ai cependant pas tout dit, je me suis restreint à ce que j’ai cru absolument nécessaire. Je craignois souvent de n’en pas dire assez, parce que sur un homme tel que Rousseau, il vaut mieux, du moins je le crois, aller au-delà que de rester en-deçà.
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