P. Protière, Souvenir de la fête patriotique du 11 mai 1890… (1891)
“ Mais il est des temps malheureux où les passions humaines obscurcissent le ciel ; les yeux n'en lisent plus les symboles sacrés tant que l'orage n'a pas emporté les nuages. Or, quand la religion s'alanguit, Dieu demande l'épreuve de la persécution ou le sang des martyrs, afin de lui infuser une vie nouvelle, plus généreuse et plus féconde. Quand la Patrie a besoin de sacrifices et d'exemples, la Providence qui veut sauver les nations suscite des héros, et c'est le patriotisme qui les fait d'autant plus sublimes que la religion leur aura davantage inspiré le souffle de Dieu. ”
