P. Protière, Souvenir de la fête patriotique du 11 mai 1890… (1891)
“ Il leva les yeux sur l'abbé Miroy avec une anxiété profonde. L'abbé comprit le doute. Une pensée lui vint à l'esprit : pour sauver ce malheureux, fallait-il compromettre le salut et la fortune de tout le village ? Il hésitait. Maignet le dévorait des yeux, lisant sur son visage le combat qui se livrait dans son âme. — Oui ! Monsieur le curé, ne faites pas cela, ne faites pas cela... Mes pauvres enfants ! Le curé ne l'écoutait plus : — Mon Dieu ! donnez-moi la force et le courage ; ne vaut-il pas mieux qu'un homme meure que tout un peuple ? ”
