H. Vidal

Résumé

H. Vidal Le Drame de Cuchery (1873)

Le prêtre lui tend la main et répond : — Je vous pardonne, mon frère, faites votre devoir.
Un bandeau est, dès lors, placé sur ses yeux ; il s'agenouille et élève son âme vers la divinité.
L'officier donne le signal. une multiple détonation se fait entendre. Les balles traversent la vaillante poitrine du curé de Cuchery, qui s'affaisse sanglant et inanimé.
Tout est dit : Charles Miroy est mort ; la haine des Prussiens est assouvie. Mais ce sang répandu demande vengeance, la voix du martyr réveille les échos de l'antique Cité, une immense clameur s'élève et réclame justice.
Source : Gallica

H. Vidal Le Drame de Cuchery (1873)

La ville de Reims au digne et respectable abbé Miroy, curé de Cuchery
Trop longtemps dans la nuit d'une tombe ignorée, Infortuné Miroy, ta mémoire inhumée N'obtint que des soupirs ; Le jour se lève enfin, le divin clairon sonne !..
Et le peuple a tressé l'immortelle couronne Qui sacre les martyrs.
Accepte de ses mains l'asile funéraire, Qui sera désormais l'arche dépositaire D'une rare valeur; Et l'autel radieux où notre âme attendrie, Viendra puiser vivant l'amour de la patrie Dans toute sa ferveur.
Source : Gallica

H. Vidal Le Drame de Cuchery (1873)

Du moment où la voix frémissante de la patrie en danger a jeté son premier cri d'alarme, dès que le premier peloton des cohortes étrangères a violé la ligne frontière et foulé aux pieds en le profanant le sol sacré du pays qui nous fit naître, le prêtre doit s'effacer et se fondre dans le citoyen et comme tous, concourir par les moyens en son pouvoir à la défense nationale.
Source : Gallica

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