H. Vidal, Le Drame de Cuchery (1873)
“ Le prêtre lui tend la main et répond : — Je vous pardonne, mon frère, faites votre devoir. Un bandeau est, dès lors, placé sur ses yeux ; il s'agenouille et élève son âme vers la divinité. L'officier donne le signal. une multiple détonation se fait entendre. Les balles traversent la vaillante poitrine du curé de Cuchery, qui s'affaisse sanglant et inanimé. Tout est dit : Charles Miroy est mort ; la haine des Prussiens est assouvie. Mais ce sang répandu demande vengeance, la voix du martyr réveille les échos de l'antique Cité, une immense clameur s'élève et réclame justice. ”
