Résumé

Noël Amaudru Un martyr (épisode de l'année terrible… (1877)

Si ardent que soit son amour pour sa mère, plus fort encore est le sentiment qui l'a poussé à prendre un fusil.
Quelle admirable chose que la jeunesse, quand on lui a mis au cœur le culte de la justice et du dévouement!
Age d'or de la vie, où l'on est naturellement généreux, où l'on est extrême dans la vertu aussi bien que dans le vice, où la reconnaissance de la vérité implique l'obligation de s'immoler pour en assurer le triomphe, où, comme on l'a dit si éloquemment à la tribune française, « on pense uniquement à la clarté du cœur, ce grand flambeau de l'intelligence. »
Source : Gallica

Noël Amaudru Un martyr (épisode de l'année terrible… (1877)

« Alliance de la bourgeoisie et du prolétariat ! »
M. Gambetta, qui a été et qui est encore le plus ardent propagateur de cette idée, a oublié d'ajouter que pour la faire accepter, pour l'incarner dans la réalité, il n'y avait qu'un seul moyen, c'était d'insuffler à la bourgeoisie l'esprit de dévouement, c'était de réveiller en elle ces instincts généreux qui ont dicté cet immortel axiome de la déclaralion des droits de l'homme : « Le corps social tout entier est en souffrance quand un de ses membres est atteint. »
Source : Gallica

Noël Amaudru Un martyr (épisode de l'année terrible… (1877)

De son père, il tenait une rare énergie morale, une disposition naturelle à la bonté et à l'expansion, tout cet ensemble enfin de qualités essentiellement plébéiennes qui composent ce que je nommerai la sociabilité.
Sur sa noble figure, on retrouvait cette double influence : on sentait, en voyant cet adolescent mâle et svelte, au front
dégagé, avec ses yeux vifs et profonds, avec sa magnifique chevelure noire et l'élégante proportion de ses membres, que deux fortes races s'étaient incarnées en lui et y avaient marié leur force et leur rayonnement.
Source : Gallica

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