Alfred Mahon, Journal de l'invasion de 1870. Lettres d'un père à son fils… (1871)
“ Voici cependant des nouvelles de Blois. Les Prussiens auraient été défaits près Vendôme; Paris et Bourbaki s'approchent. Comme le cœur me bat !. Mais on nous a trompés tant de fois ! Allons remercier Dieu de cette lueur fugitive d'espérance, et remettons tout entre ses mains bénies ; une heure de calme et d'espoir, c'est un coin du paradis pour les malheureux. Adieu, mon Henry. Ta pensée et celle de ma mère bien-aimée vont s'unir dans la fervente prière que ce cœur endolori va offrir à Celui qui nous appellera un jour, j'espère, dans ce monde où l'on aime et où l'on ne pleure plus ! ”
