Résumé

Ernest Meininger Mulhouse pendant la guerre de 1870-71… (1895)

« Aux armes ! l'ennemi franchit le Rhin ! » La nouvelle de l'invasion se répand comme une traînée de poudre et, en peu d'instants, les rues sont encombrées de monde. Je remarque beaucoup de femmes et d'enfants. Bientôt, les nouvelles les plus alarmantes et les plus contradictoires circulent, mais l'avis unanime est qu'il faut se défendre et résister à l'invasion.
Tout à coup on entend le tambour battre le rappel. La garde nationale armée et les pompiers se rassemblent sur la place de la Réunion, où on leur distribue des cartouches.
Source : Gallica

Ernest Meininger Mulhouse pendant la guerre de 1870-71… (1895)

Strasbourg a capitulé avant-hier, à neuf heures du soir, aux mêmes conditions que Sedan, avec 17,000 hommes (y compris la garde nationale) et 451 officiers. La ville est dans un état pitoyable, tout est incendié et détruit. On ne voit plus que des ruines partout.
Strasbourg a vaillamment résisté, Strasbourg a bien mérité de la patrie!
Deuxième invasion de Mulhouse Dimanche, 2 octobre.
Depuis plusieurs jours déjà, on racontait en ville qu'un corps d'armée ennemi de 40,000 hommes allait passer par Mulhouse pour aller faire le siège de Belfort et de Neuf-Brisach.
Source : Gallica

Ernest Meininger Mulhouse pendant la guerre de 1870-71… (1895)

D'après une dépêche arrivée hier soir, le bourgmestre de Rheinwiller serait venu en parlementaire à Niffer, et se serait entendu avec le maire de cet endroit pour faire trêve à tout acte d'agression et d'hostilité d'une rive à l'autre.
D'après d'autres bruits, ce serait le maire de Kembs qui aurait fait cette démarche sur l'autre rive.
Quoiqu'il en soit, toute panique doit cesser à présent et nous recommandons à nos concitoyens de ne plus se laisser émouvoir par une masse de faux bruits, inventés par des personnes qui ont l'imagination naturellement terrifiée par nos désastres.
Source : Gallica

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