Robert Coulomb

Élements biographiques

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Si, moins heureuse que la prothèse dentaire, la prothèse oculaire est impuissante à rétablir les fonctions de l'organe qu'elle remplace, elle arrive à masquer la difformité, souvent de la manière la plus complète, et avec ces seuls résultats, elle est d'une utilité primordiale.
La perte de l'oeil, détruisant fatalement l'harmonie du visage, éveille des sentiments attristants aussi bien chez ceux qui en sont seulement les spectateurs que chez celui qui en est la victime.
Source : Gallica

Robert Coulomb Rapport sur la prothèse oculaire chez les blessés de guerre (1916)

« Les pièces doivent être construites d'après les conseils de médecins instruits », a dit Marjolin : l'ophtalmologiste pourra comme il a été fait dans certains centres, confier cette besogne à un pharmacien ou à un chirurgien dentiste pris parmi ses infirmiers, mais il se rappellera avec Pansier que la prothèse oculaire n'est pas indigne du praticien et qu'elle mérite d'attirer son attention. S'il ne la fait pas lui-même, il doit au moins la vérifier et n'autoriser l'usage de l'œil artificiel que lorsqu'il se sera assuré de sa parfaite adaptation et de son absolue tolérance.
Source : Gallica

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Ignorante de la propreté chirurgicale, c'est la même main qui, sans être lavée, ajuste un verre de lunette, essaie un oeil à un client, puis à un autre ; c'est le même oeil artificiel qui, à peine essuyé, porte d'orbite en orbite des germes qui peuvent y développer des accidents graves, et, si ces accidents ne sont pas fréquents, ils n'en sont pas moins à redouter.
Source : Gallica

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