Robert Coulomb

Résumé

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Si, moins heureuse que la prothèse dentaire, la prothèse oculaire est impuissante à rétablir les fonctions de l'organe qu'elle remplace, elle arrive à masquer la difformité, souvent de la manière la plus complète, et avec ces seuls résultats, elle est d'une utilité primordiale.
La perte de l'oeil, détruisant fatalement l'harmonie du visage, éveille des sentiments attristants aussi bien chez ceux qui en sont seulement les spectateurs que chez celui qui en est la victime.
Source : Gallica

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Ignorante de la propreté chirurgicale, c'est la même main qui, sans être lavée, ajuste un verre de lunette, essaie un oeil à un client, puis à un autre ; c'est le même oeil artificiel qui, à peine essuyé, porte d'orbite en orbite des germes qui peuvent y développer des accidents graves, et, si ces accidents ne sont pas fréquents, ils n'en sont pas moins à redouter.
Source : Gallica

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Nous avons là une preuve évidente que l'expression des yeux est en grande partie due à la disposition des paupières et aux mouvements des muscles de la face; sans doute la couleur peut donner de l'autorité au regard, mais ce sont bien les paupières, qui, en couvrant plus ou "moins l'iris, en laissant plus ou moins ouverte la fente palpéhrale, lui donnent son expression.
Il est dès lors aisé de comprendre qu'on peut donner une illusion de vie complète à un oeil artificiel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature