Enucléation oculaire

Définition et enjeux

Arthur Sichel Traité élémentaire d'ophtalmologie… (1879)

C'est pourquoi tous les sujets qui ont subi l'énucléation en sont réduits à porter un oeil artificiel qui est forcément plus petit que l'oeil sain, et qui, parfois, est placé sur un plan situé d'un centimètre, et quelquefois plus, en arrière de celui de l'oeil sain. Tous ces sujets se plaignent que leur oeil les fatigue promptement, qu'il se salit vite, et tous n'ont pas de paroles assez amères pour exprimer les regrets, le chagrin que leur cause la difformité ineffaçable que produit l'enfoncement de la région sous-orbitaire du côté de l'oeil perdu, après l'énucléation.
Source : Gallica

Ernst Fuchs Manuel d'ophtalmologie (1897)

Si l'on y trouve des traces du néoplasme, il faut rechercher l'autre bout du nerf optique resté dans l'orbite et l'exciser ;
2° Traumatismes. On pratique aussitôt l'énucléation (enucléation primaire) , quand la blessure est telle que tout espoir de conserver l'oeil est perdu. Tel est le cas dans la rupture très étendue du segment antérieur du bulbe oculaire avec évacuation partielle de son contenu. Par l'énucléation, on préserve le patient de la panophtalmite consécutive ou de l'atrophie lente et douloureuse de l'oeil.
Source : Gallica

Portrait de Victor Morax Victor Morax Thérapeutique oculaire (1899)

On est souvent consulté sur l'opportunité de la conservation d'un œil anciennement perdu et atrophié. Voici ce que nous avons l'habitude de conseiller : si l'œil est douloureux, que ce soit d'une manière légère ou intermittente ou à des intervalles éloignés, l'énucléation devra être pratiquée de préférence à toute autre intervention. Nous conseillons aussi l'énucléation de tout globe oculaire atrophié par suite d'irido-cyclite traumatique ou opératoire, même s'il n'est pas le siège de phènomènes douloureux.
Source : Gallica

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