Résumé

Félix Bonnaud Des Sutures dans le cas de plaies de l'oeil (1893)

D'une manière générale, nous pouvons dire : il faut suturer le plus tôt possible. Pour ce qui est, par exemple, des plaies à lambeau de la conjonctive, il est évident que le plus tôt sera le meilleur; on préviendra ainsi la gangrène du lambeau et une suppuration possible; on sauvera l'œil blessé.
Même règle s'il s'agit d'une lésion de li sclérotique. En présence d'une plaie pénétrante de cette membrane, il faut, par la suture, favoriser la reproduction de l'humeur vitrée ; on préviendra ainsi l'aplatissement du globe
oculaire, et ce qui est mieux encore, l'atrophie de l'œil.
Source : Gallica

Félix Bonnaud Des Sutures dans le cas de plaies de l'oeil (1893)

Quand on songe, en effet à la différence de structure qui existe entre la sclérotique et la choroïde, composées, l'une d'un tissu fibro-élastique très résistant, l'autre au contraire d'une couche lamineuse et vasculaire d'une ténuité et d'une délicatesse extrême, il est bien évident que tout instrument vulnérant ou tout corps muni d'une force suffisante pour traverser la sclérotique poursuivra le plus souvent son mouvement en avant pour
traverser l'intérieur même du globe de l'œil, sans être arrêté ni par la choroïde, ni par la rétine.
Source : Gallica

Félix Bonnaud Des Sutures dans le cas de plaies de l'oeil (1893)

En présence d'une plaie de la sclérotique, ne remettons jamais au lendemain la pratique de la suture. En agissant par exemple deux heures après l'accident, on pourra tenter avec succès la réduction de l'iris hernié; attendons au contraire vingt-quatre heures, nous verrons cet iris s'enflammer, s'étrangler ou s'atrophier, sa résection
s'imposer, heureux encore si nous sommes quittes à si bon compte et si par notre négligence, nous ne voyons pas l'œil blessé atteint d'un phlegmon qui nécessitera une énucléation immédiate.
Source : Gallica

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