Résumé

Aimé Goy De la Déchirure des paupières (1899)

La plaie, oblique, a environ trois lignes d’étendue et paraît n’avoir intéressé que la peau et le muscle orbiculaire ; peu d’écoulement de sang, paupière tuméfiée, conjonctive enflammée. La simplicité apparente de la plaie, le bon état du pouls, l’exercice régulier de toutes les fonctions, dictaient un pronostic favorable; le malade affirmait qu’il n’avait rien ressenti de particulier au moment de la blessure et qu’il avait à peine été étourdi. Le malade repose bien la nuit.
Source : Gallica

Aimé Goy De la Déchirure des paupières (1899)

La conjonctive, cessant d’être protégée, se cutise et engaîne le globe dans un fourreau inextensible. La cornée, exposée sans défense aux poussières, peid son éclat et sa transparence, s’enflamme, s’ulcère, se rompt, livrant passage aux infections de toute nature qui conduisent à la perte de l’oeil, si une intervention, souvent fort délicate, ne vient pas restituer les choses en état et rendre les organes à leurs fonctions.
Source : Gallica

Aimé Goy De la Déchirure des paupières (1899)

Il ne faut pas hésiter à séparer les lèvres de la plaie, à rouvrir les voies qu’avait créées le traumatisme; il faut pratiquer toutes ces violences pour empêcher la formation de cicatrices vicieuses. Cependant, si les parties étaient soudées avec une régularité suffisante, on pourrait laisser les choses en l’état. Mais le champ de l’abstention doit être encore ici fort limité. La coaptation doit être parfaite si l’on veut laisser agir la nature.
Dans d’autres cas, au bout de cinq ou six jours, chaque lambeau paraît se cicatriser pour son compte.
Source : Gallica

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