Résumé

Félix Lagrange Les fractures de l'orbite par projectiles de guerre (1917)

Les shrapnells ou les éclats d'obus réduisent l'œil à l'état de moignon, mais ne le déchiquettent pas comme les balles; on trouve encore dans l'orbite un moignon plus ou moins douloureux et le corps étranger dans son voisinage; la blessure du globe oculaire n'est d'ailleurs pas moins grave, au contraire, parce que ce globe ratatiné et déchiré garde dans son intérieur le tractus uvéal enflammé, en contact par les brèches de la sclérotique avec la cavité orbitaire infectée et il peut en résulter de graves phénomènes d'irritation retentissant sur l'autre œil.
Source : Gallica

Félix Lagrange Les fractures de l'orbite par projectiles de guerre (1917)

Quand le corps étranger est dans l'orbite, il faut distinguer deux cas, selon que l'œil est conservé ou qu'il est détruit; quand il est détruit, rien n'est plus simple que de s'emparer du corps étranger en allant vers lui par le moyen des instruments ordinaires, et en respectant autant que possible tout ce qui importe à une bonne prothèse, surtout le muscle élévateur de la paupière; quand l'œil est intact, au moins en apparence, il est indispensable de faire l'ablation du corps étranger sans l'inquiéter
Source : Gallica

Félix Lagrange Les fractures de l'orbite par projectiles de guerre (1917)

Nous sommes précisément en présence de faits cliniques différents puisque, sur plusieurs centaines de fractures orbitaires, nous n'avons pu observer que quatre cas d'enophtalmie traumatique; ce sont les fractures retentissant sur le ganglion ciliaire ou sur le plexus carotidien, entré dans l'orbite avec l'artère ophtalmique, qui s'accompagnent d'enophtalmie vraie; la fracture n'est pas ce qui importe; ce qui importe c'est la lésion nerveuse capable d'entraver la nutrition du tissu cellulo-adipeux rétrobulbaire.
Source : Gallica

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