Prothèse oculaire

Définition et enjeux

Robert Coulomb L'Oeil artificiel (1905)

Si, moins heureuse que la prothèse dentaire, la prothèse oculaire est impuissante à rétablir les fonctions de l'organe qu'elle remplace, elle arrive à masquer la difformité, souvent de la manière la plus complète, et avec ces seuls résultats, elle est d'une utilité primordiale.
La perte de l'oeil, détruisant fatalement l'harmonie du visage, éveille des sentiments attristants aussi bien chez ceux qui en sont seulement les spectateurs que chez celui qui en est la victime.
Source : Gallica

Alphonse Desmarres Leçons cliniques sur la chirurgie oculaire… (1874)

La prothèse oculaire n'est pas seulement une opération de luxe, elle ne sert pas uniquement à corriger une difformité, elle permet aux malades porteurs d'un oeil artificiel de trouver facilement du travail s'ils sont ouvriers, et toujours leur donne cette confiance en eux-mêmes que la laideur pourrait leur enlever.
Source : Gallica

Robert Coulomb Rapport sur la prothèse oculaire chez les blessés de guerre (1916)

« Les pièces doivent être construites d'après les conseils de médecins instruits », a dit Marjolin : l'ophtalmologiste pourra comme il a été fait dans certains centres, confier cette besogne à un pharmacien ou à un chirurgien dentiste pris parmi ses infirmiers, mais il se rappellera avec Pansier que la prothèse oculaire n'est pas indigne du praticien et qu'elle mérite d'attirer son attention. S'il ne la fait pas lui-même, il doit au moins la vérifier et n'autoriser l'usage de l'œil artificiel que lorsqu'il se sera assuré de sa parfaite adaptation et de son absolue tolérance.
Source : Gallica

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