Résumé

Hippolyte Du Clot De l'Enucléation massive des goîtres… (1901)

L’énucléation massive appartient, lorsqu’on y réfléchit, à l’une et à l’autre de ces opérations, et dans nos premières interventions nous ne nous sommes bien rendu compte de ce que nous avions fait qu’une fois la tumeur enlevée. Voici, en effet, comment les choses se passent. Le goitre étant mis à nu par une large incision de la peau et des couches musculo-apo-névrotiques qui le recouvrent, la main droite le parcourt, en manoeuvrant dans les couches celluleuses qui l’entourent, elle le dénude avec prudence sur toute son étendue, puis elle le luxe au dehors, entre les lèvres de la plaie.
Source : Gallica

Hippolyte Du Clot De l'Enucléation massive des goîtres… (1901)

Si l’on cherche alors à distinguer ce qu’il en est advenu de la capsule thyroïdienne et du tissu glandulaire normal, on ne voit plus qu’une masse pathologique et l’on acquiert vite la conviction qu’il n’est pas possible de trouver pour la strumectomie, un plan de clivage permettant d’enlever chaque kyste séparément par une décortication méthodique. Il faut alors, par l’énucléation massive, par exemple, du lobe droit hypertrophié, se porter rapidement en dedans vers la ligne médiane, et à ce niveau reconnaître les rapports de la tumeur avec le lobe médian.
Source : Gallica

Hippolyte Du Clot De l'Enucléation massive des goîtres… (1901)

L’énucléation massive s’impose donc comme traitement chirurgical de certains goitres. Il suffira, pensons-nous, d’y songer pour en trouver l’application ; mais ce n’est qu’après la mise à nu de la tumeur que l’on pourra juger si elle est justiciable ou non de cette opération. Elle a la bénignité de la strumectomie, démontrée par nos statistiques (Jabou-lay, Poncet) , ainsi que par celles de Socin, de Rever-din, de Roux, de Kôcher et par les faits de Tillaux, de Schwartz, etc.
Tous nos opérés d’énucléation massive ont guéri.
Source : Gallica

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