Résumé

Paul Pontié Ablation des petits kystes de l'ovaire par la voie vaginale (1896)

En 1894, lors du Congrès de Chirurgie de Lyon, le professeur agrégé Segond, dans sa communication sur « l’hystérectomie vaginale dans l’ablation de certaines tumeurs des annexes », reconnaît que l’ovariotomie vaginale, en tant que tumeur ovarienne, est possible et parfois même indiquée, puisqu’il l’a lui-même pratiquée avec succès; mais il voudrait que l’on fît en même temps l’ablation de l’utérus pour rendre la voie plus facile.
Source : Gallica

Paul Pontié Ablation des petits kystes de l'ovaire par la voie vaginale (1896)

Avant d’aborder la question du manuel opératoire, il nous paraît utile de dire quelques mots sur le diagnostic des petis kystes de l’ovaire : ce diagnostic est en elfettrès délicat et le plus souvent il ne se fait qu’au moment de l’intervention.
Au début de son évolution, un kyste de l’ovaire n’a pas de symptômes pathognomoniques, un grand nombre de tumeurs abdominales donnent lieu aux mêmes phénomènes. La malade se plaint bien parfois d’une douleur sourde, vague, d’une sorte de tiraillement dans la région lombaire, mais même lorsque le kyste a le volume du poing, on peut être très hésitant.
Source : Gallica

Paul Pontié Ablation des petits kystes de l'ovaire par la voie vaginale (1896)

Ordinairement le kyste se trouve sur un des côtés de l’utérus, plus souvent en arrière qu’en avant, il plonge dans le cul-de-sac de Douglas : on a alors, la sensation d’une tumeur arrondie, bien délimitable qui est en rapport avec l’utérus qu’elle sépare du rectum.
L’ovaire kystique est en général indolore, moins dur que les tumeurs que l’on trouve dans cette région ; c’est en effet une tumeur molle, rénitente, élastique ; elle ne résiste pas sous le doigt, elle tend à fuir sous lui car elle est en général très mobile.
Source : Gallica

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