Marc Vigneau

Résumé

Marc Vigneau Des hématomes de l'ovaire (1902)

On trouva un hématome de l’ovaire gauche, qui remplissait tout l’organe et qui était recouvert par l’abbuginée. On ne trouva nulle part d’épithélium à tel point que l’on pouvait croire à un kyste de l’ovaire, à l’intérieur duquel une hémorragie se serait produite. Un examen plus approfondi révéla l’existence d’une apoplexie de l’ovaire, c’est-à-dire une hémorragie en nappe dans le stroma et non une hémorragie autour des follicules. Il est très possible que le prolapsus persistant pendant la grossesse ait produit une stase sanguine à laquelle on pourrait rattacher l’étiologie de l’hématome.
Source : Gallica

Marc Vigneau Des hématomes de l'ovaire (1902)

Si, par exemple, une femme dont on avait antérieurement constaté l’intégrité de l’utérus et des annexes, présente brusquement, en l’absence de fièvre et d’éléments infectieux, une tuméfaction brusque d’un ovaire — le diagnostic d’hématome de l’ovaire s’imposerait. Mais, le plus souvent, l’histoire de la malade est moins nette ou les constatations sont faites à une phase éloignée du début.
Source : Gallica

Marc Vigneau Des hématomes de l'ovaire (1902)

Précédant cette hémorragie, on note une hyperhémie considérable des vaisseaux ovariens qui peut aussi bien être primitive que secondaire. On constate assez fréquemment ces hémorragies au cours des interventions chirurgicales et des dissections anatomiques; elles sont susceptibles de se résorber rapidement pendant la vie. De petits noyaux, insignifiants au début, elles arrivent à envahir tout l’organe, désorganisant le tissu conjonctif comprimant les follicules et se réunissant pour former des amas sanguins plus considérables : l'ovaire présente ainsi l’aspect d’une éponge pleine de sang.
Source : Gallica

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