Résumé

Adolphe Millet Miettes bibliques, pensées extraites des Proverbes et de l'Ecclésiaste de Salomon et du Livre de la… (1886)

As-tu donc converti, Seigneur, cet être ingrat, Dont l'idole est un dieu, l'église est un théâtre Et le culte pompeux l'amour de l'apparat ?..
Seigneur, apprends encore aux fils de la Promesse, Comment tu veux sur Terre être honoré par eux; Qu'il ne leur suffit pas d'assister à la messe, Mais qu'il y faut porter un coeur pur et pieux;
Obéir à ta Loi ; t'aimer plus que soi-même ; Etre pour le prochain comme on le veut pour nous... — Qui vit ainsi, Seigneur, ne craint pas l'anathème; S'il pèche par faiblesse, il est sûr d'être absous.
Source : Gallica

Adolphe Millet Miettes bibliques, pensées extraites des Proverbes et de l'Ecclésiaste de Salomon et du Livre de la… (1886)

Tu nous montres ainsi, par ton divin exemple, Qu'on ne peut être juste en cessant d'être humain, Et que la patience en un coeur rend plus ample La justice qui sait attendre un lendemain.
Quand tu nous fais souffrir c'est souvent ta justice Qui vient nous rappeler que nous nous égarons. Si nous nous corrigeons, tu nous deviens propice, Et ce n'est qu'en voulant mourir que nous mourons.
Ce monde fou se perd par sa propre folie. Toi, tu voudrais sauver l'âme sinon la chair. Tu parles au pécheur... il t'insulte, il t'oublie, Et quand il pense à toi, c'est qu'il brûle en Enfer.
Source : Gallica

Adolphe Millet Miettes bibliques, pensées extraites des Proverbes et de l'Ecclésiaste de Salomon et du Livre de la… (1886)

Que ton cerveau renferme une encyclopédie, Mon coeur en saura plus que lui s'il est meilleur; Car, par le fait, une âme est bien moins agrandie Par l'éclat de l'esprit que par l'amour du coeur.
La science, après tout, n'est qu'une courtisane; Et corrompt l'orgueilleux qu'assainirait la foi, La foi qui vient du coeur! Toi, que le savoir damne Malgré tout ton esprit,— le coeur te ferait roi...
Roi de Tout, entends-tu ?— L'homme libre commande A ces besoins honteux que la science sert. S'il sait souffrir, il sait ce que Dieu lui demande; Mais le savant l'ignore,— et c'est ce qui le perd.
Source : Gallica

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