Résumé

Adolphe Stel La chasse à ma femme : vaudeville en un acte (1861)

VERNEUIL, à Mathilde.
Je comprends tout maintenant. Ce jeune homme dont de Versac m'avait parlé qui vous suivait partout, c'était lui !
ANTONY.
Lui et elle ! Elle et lui !
MATHILDE.
C'était monsieur que j'ai dû fuir lorsque je ne m'appartenais pas, mais que, libre, je suis venu trouver à Marseille pour lui dire : Voici ma main.
ANTONY.
0 bonheur !
MATHILDE.
Et comme il n'aurait pas été convenable que je fisse seule un pareil voyage, j'ai prié Lucie de m'accompagner. Il me semble qu'il n'y a rien là que de très-naturel.
Source : Gallica

Adolphe Stel La chasse à ma femme : vaudeville en un acte (1861)

MATHILDE.
Ma démarche vous paraîtra peut-être singulière, mais les moments sont précieux et je ne puis hésiter. Monsieur Antony, m'aimezvous sincèrement ?
ANTONY, avec exaltation.
Si je vous aime !. elle le demande!. De- mandez donc à la fleur si elle aime le soleil qui la fait éclore, à l'avare s'il aime le trésor qui fait sa joie, à l'oiseau s'il aime l'air et la liberté !. Si je vous aime ! moi qui loin de vous ai traîné une existence décolorée sur les trottoirs de la vie!. moi qui me suis livré à une locomotion de plus de huit ceats lieues pour retrouver la trace de vos pas.
Source : Gallica

Adolphe Stel La chasse à ma femme : vaudeville en un acte (1861)

MATHILDE.
Je l'ai vu pour la première fois à Bagnères, où nous avons dansé ensemble à un bal donné dans le salon des bains. mais j'étais mariée, et monsieur de Versac qui, à cause de son âge avancé, était d'une jalousie féroce, m'a forcée à partir brusquement pour Spa, puis pour le Havre. Monsieur Antony nous a suivis dans chacune de ces villes et je crois que nous aurions fini par faire le tour du monde s'il n'avait perdu nos traces à Cherbourg.
LUCIE.
Et il te retrouve à Marseille pour te voir lui échapper encore !. Au reste il doit y être habitué.
Source : Gallica

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